

Dans l’arrière-boutique des auteurs de séries télé
Dans l’arrière-boutique des cabinets ministériels
Edward Gramlich, cassandre des subprimes
Écrire l’histoire sans européocentrisme
Le cheval de l’ajustement industriel derrière la charrue de la croissance
À la recherche du double tiret perdu


![]() |
Licence: Copyright
|
|
Publié dans le
numéro III (juin 2007)
|
La chanson Darling Nikki de Prince, sur l’album Purple Rain (1984), est sexuellement explicite : sa référence à la masturbation féminine déplut suffisamment à Tipper Gore (la femme du sénateur et futur vice-président américain Al Gore) pour la pousser à fonder le Parents Musical Ressource Center, un comité de surveillance sur les dangers de la pop music. La chanson contient en outre un message gnostique caché. Elle s’achève par des paroles en backmasking, c’est-à-dire enregistrées à l’envers, et diffusées sur des sons de pluie : « Hello, how are you ? I’m fine because I know that the lord is coming soon, coming, coming soon. » Soit : Bonjour, comment vas-tu ? Je vais bien parce que je sais que le Seigneur arrive bientôt, arrive, arrive bientôt. Cet ajout aux paroles de Darling Nikki est donc invisible mais bien réel : et c’est en cela que l’on peut le qualifier de spectre.






