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SUBURBS II

Raphaël Meltz

SUBURBS II

SUBURBS II
Le port de Gênes


— format : 10,5 x 16,5 cm.
— couverture souple, quadri, dos carré collé
— intérieur noir sur lys naturel 90 g., 64 pages
— prix de vente : 6 euros
— En librairies le 16 mai 2013
— ISBN : 9782357190740

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Couverture « Suburbs II »

« Tout le monde aime les ports. Tout le monde adore prendre un capuccino dans un petit port de pêcheurs, par exemple à Monterosso (dans les Cinque Terre, à 90 km au sud de Gênes). Moi aussi ; mais j’aime encore plus les ports sales, les ports démesurés, et surtout les couleurs qui vont avec. Dans un petit port de pêche, les teintes dominantes sont : le bleu clair (la mer), le vert (les volets), le jaune (les façades). Dans un port industriel, c’est : le bleu foncé (la mer qui est sale), le marron (métal rouillé), le rouge (grues peintes pour être bien visibles). »

Raphaël Meltz, écrivain et cofondateur du Tigre, poursuit dans le port industriel de Gênes sa série de texte sur les Suburbs, les zones périphériques :

« Ce qui me semble beau, ce que j’aimerais faire, c’est : donner de l’histoire (au double sens du terme : le passé, la fiction) à des lieux qui en semblent dénués – mais dont le caractère a-touristique est en réalité dû à la faiblesse conceptuelle de nos outils d’analyse. »

Où il est question d’une usine électrique fonctionnant à la houille, de la Lanterna di Genova, de la « requalification » du port historique, de documents douaniers oubliés et d’accès interdits, de rondes de Carabinieri et de cafés réservés aux dockers, de ruines industrielles et de projets secrets.

« Prenant des photos d’un bâtiment à demi-abandonné (j’entends par là non que son aspect me fait hésiter sur son état d’abandon, mais qu’une partie est abandonnée et qu’une autre est encore en service), je me prends soudain pour une sorte de nouveau Jacques Benveniste, lui qui pensait avoir démontré que l’eau a de la mémoire, moi je voudrais postuler que les lieux ont de la mémoire : ce bâtiment, aux vitres cassées, si on savait l’entendre, nous raconterait le labeur des hommes qui ont travaillé là, les bruits des machines, les odeurs surtout qui ne peuvent pas être les mêmes qu’aujourd’hui »

[Voir le premier volume de la série, Suburbs I, Autour du fort d’Aubervilliers, paru en 2012.]


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